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lundi 12 mai 2008

Le putain de puter (par DG)

Prés en bulle

La vie d’expatrié est fort bien sympathique à Jakarta cependant il existe quelques points noirs ; ces petits comédons infâmes qui nous mettent un petit peu trop de piments dans la vie et qui par conséquent nous font bien chier. Aujourd’hui, le trafique jakartais.

C’est sans doute le 1er mot que l’on apprend en Indonésien quand on arrive à Jakarta : « Macet » (se prononce matchette) ou embouteillage, phénomène rigoureusement régulier en semaine de 8h à 11h et de 16h30 à 19h30 (grosso-merdo, sauf évènements exceptionnels), dans ces créneaux, il faut compter parfois jusqu’à 1h pour parcourir une distance couverte en 5-10 minutes durant la nuit.


Le macet est LE problème à Jakarta, et ça n’est pas près de s’arranger étant donné l’évolution du nombre de véhicule comparé à celle des voies circulables (l’un augmentant presque 40% plus vite que l’autre).
Il y eut pourtant des tentatives et des idées :
- Un nouveau moyen de transport en commun : le monorail, mais le projet lancé au milieu des années 90 est tombé sur quelques problèmes de financement à la suite de la crise monétaire asiatique de 1997, puis la reprise du projet a rencontré quelques problèmes de financements de la corruption. Du coup, nous avons de beaux piliers par endroits mais c’est tout. A noter, on commence à parler d’un MRT, métro sous-terrain… mais c’est pas pour après-demain
- Le co-voiturage a été fortement encouragé par la création, il y a une dizaine d’année, de l’ingénieuse règle du 3-in-1 : certaines grosses artères ne sont accessibles à certaines heures (les heures de macet) que pour les véhicules transportant un minimum de 3 passagers. Le système est assez foireux en fait puisque les jakartais n’ont pas vraiment joué le jeu du co-voiturage, ce qui a juste déplacé et intensifié le macet par endroits.
- Les bus-ways : dernière innovations des bureaucrates, la bus-way c’est bien pour ceux qui prennent le bus (quoiqu’aux heures de pointe…) mais ça fait encore moins de voie circulables qu’avant pour les voitures (la photo ci-dessous illustre bien la situation (merci CR).

Il faut dire que les système même de circulation à Jakarta est pour le moins très étrange. Les carrefours surtout; peu de feu et les ronds-points se comptent sur la moitié des doigts de la main. Pour tourner, il faut sagement s'aligner sur la file de droite le long du terre-plein et attendre patiemment pour faire demi-tour de croiser l'un des passages aménagés à cet effet : les fameux « Puter balik », le problème est qu'il y en a un tous les plusieurs kilomètres. La manœuvre est à recommencer quelques kilomètre plus loin si l'on souhaite tourner à droite à un carrefour, ce qui est très pratique comme vous pouvez le voir sur ce grossier schéma :


Bien sûr, il faut imaginer cela à l’heure de pointe, avec les changements de files, les motos qui se faufilent, les enfoirés qui veulent passer avant tout le monde et les connards qui vous grillent la priorité, c’est encore plus drôle.

Le Macet crée même sa petite économie parallèle: les Ojeks (moto taxis) en tirent l'essentiel de leur popularité, de nombreux vendeurs ambulants défilent entre les voitures immobilisées pour vendre journaux, boissons, Krupuks (des chips) et snacks en tous genres.
Des apprentis musiciens gratouillent vaguement leur guitares ou ukulélés déglingués et mendient entre les voitures pourtant insonorisées. Des petites rues avantageusement situées entre plusieurs axes encombrés se transforment en raccourcis à péage. Des mecs se placent aux intersections pour soi-disant aider les véhicules à faire leur demi-tour pour grapiller quelques milliers de roupies (mais ils sont bien-sûr souvent eux-mêmes une cause de Macet). Les « Jokeys » attendent leurs clients devant les zones « 3-in-1 » pour monter (moyennant paiement) dans leur véhicules et ainsi atteindre les 3 passagers nécessaires pour emprunter la rue. Les flics, se garent en plein carrefour, bloquent des demi-tours juste pour faire chier, raquettent les automobilistes qui s’aventurent sur les 3-in-1 ou les bus-ways… bref s’arrangent pour que le bordel ambiant soit encore plus le bordel. C’est sans compter les officiels indonésiens qui dans leur gros 4X4 aux vitres teintées tentent la traversée du Macet accompagnés de motards aux gyrophares hurlant… et les ambulances et camions de pompiers bloqués, les klaxons fantaisistes imitant le canard constipé… un joyeux bordel baignant dans un air hautement pollué.

Blocage de la voie d'autoroute pour le passage du Président

Les facteurs aggravants du macet sont la pluie (qui fait déborder les caniveaux et transforment très rapidement les avenues en torrents), les manifs (rares), les visites officielles (certaines rues sont ainsi bloquées parfois plusieurs heures pour le seul passage d’untel, le connard en chef), et les veilles de jours fériés (et y’en a déjà pas mal en Indonésie, sans compter tous les vendredis soirs). Une savante combinaison de tous ces éléments crée parfois un évènement exceptionnel communément appelé le « Macet total », ou la ville est tellement surchargé de véhicules, que les conducteurs ou passagers sont condamnés à passer une bonne partie de la soirée dans les embouteillages, voire même de s’arrêter passer la nuit dans un hôtel (véridic).


Le putain de puter


Un mercredi après-midi pluvieux au bureau, je décidais de monter dans ma fidèle tuture pour rentrer à mon appartement sur le coup des 17h : erreur grave !
Heureusement dans ma grande sagesse, je décidais d’embarquer à mon bord deux grandes bouteilles de bière Bintang (Le cadeau de Dieux) pour tromper mon ennuie lors du trajet que je me doutais qu’il allait être un peu long quand-même-pas-folle-la-bête.

En effet, dès que je pose mes pneus sur l’asphalte imbibé d’eau, je me rends compte de l’étendue des dégâts : « c’est vraiment un bordel magnifique ce soir » me dis-je à haute voix du ton de l’automobiliste français qui est content de parler tout seul à voix haute sans complexe (l’alcool aidant) et qui mugit parfois « connard !!!! » quand il se fait faire une queue de poisson.

Ça faisait bien une heure et une bière que je roulais maximum en seconde quand aux abords d’un carrefour, je me dis : « ce soir, c’est le trop le bordel, il faut que je trouve un raccourcis (en plus j’irai bien pisser un bol) », c’est ainsi que je décidais de tourner à gauche pour éviter de passer sous le pont qui commençait à être passablement inondé, ce qui ralentissait pas mal les voitures : erreur grave !

Et c’est au bout de 15 min supplémentaire que je l’ai vu, lui, l’ennemi, le flic à l’abri dans sa caisse à fumer sa kretek, garé en toute impunité au milieu de mon passage, m’empêchant de rejoindre mon petit puter. Je résistais à la tentation de lui faire sa fête à coup de bouteille vide et ouvrait la pleine, en avançant vers mon destin qui me conduisit une demi heure après à travers le kampung Kuningan/Tebet, à faire des ronds, des demi-tours, me gourrer de route et de me perdre dans ce labyrinthe avant de ressortir au bout d’une autre demi heure en face du MacDo Supomo, à 800m vol d’oiseau de mon bureau… là j’accuse le coup, surtout que j’ai achevé ma dernière binouze et que la batterie de l’Ipod est vide. Je me reprends vite : met une cassette de Bob Marley et interpelle un pélo pour aller me chercher deux canettes au warung, et c’est reparti : cette fois le trafique est un peu moins dense et me retrouve en moins d’une demi-heure à l’embranchement de Casablanca/Rasuna Said. Alors que je remonte doucement la longue avenue (ce qui me permet au passage d’uriner sans trop de dégâts dans une des bouteilles vides), je remarque qu’un policier détourne des voitures vers les voies de bus pour désengorger l’avenue, ce qui fait qu’au bout d’un moment, même les passagers des busways sont eux-aussi pris dans le macet. Je me décale le plus tôt possible pour faire la queue qui me permettra je l’espère de prendre le puter-balik final : erreur grave !
C’est un complot ce soir je m’en rends compte à présent, le lobby des brasseurs de bière a-t-il soudoyé la police ? toujours est-il qu’un autre policier a jugé bon de barrer le demi-tour.
La vessie vide et l’esprit embrumé, j’engloutie ma dernière cannette et me dirige vers le demi-tour qui se trouve quelques kilomètres plus loin.
J’arrive ce soir là sur les coups de 20h30 à mon appartement (bien émeché); 3 heures et demi pour rentrer chez moi alors que j’habite à moins de 10km de mon bureau (le trajet de nuit, sans macet, se fait en 10 minutes en bourrant bien) : Putain de puter…



Ci-dessous, un schéma pas très clair qui tente d'expliquer mon périple (légende : en violet, mon chemin habituel, les flêches rouges représentent le trajet effectué + ou -, c'est pas à l'échelle désolé VB), départ en bas à gauche



mercredi 16 avril 2008

Roman Moto...

Ah, la moto… l’appel des grands espaces, les escapades a la campagne, l’adrénaline, le frisson de la vitesse, le vent dans les cheveux et le crépitement des moustiques qui viennent s’éclater sur un sourire plein de bonheur… la liberté absolue…

A Jakarta, pour la vitesse et l’air pur, maaf ya, c’est rate pour cause de route encombrée…

La moto, c’est plutôt un moyen de transport, un véhicule familial pour ceux qui n’ont pas les moyens de s’offrir un Kijang :

Il y a quand même un avantage par rapport au Kijang, c’est qu’on fait rentrer plus de bordel dans le coffre :

Alors, oui, je vous entends déjà, vous les sceptiques :

- Oui mais quand il pleut, la moto c'est relou...

On est dans un pays équatorial, où il pleut 6 mois par an, tout est prévu :

Illustration hier, de retour du boulot, en ojek :

« Diantre, il commence a pleuvoir ! »

L’ojek s’arrête, me sourit, « no problem mister, no problem »…et me sort un baju hujan (un grand k-way), et un étui en plastique pour mettre mon portable et mon portefeuille… nous voila repartis, et en effet, no problème…

Ben oui, mais quand il pleut beaucoup alors, et qu’on commence à avoir de l’eau jusqu’au genouilles (1) ?

Les motos « bebeks » sont waterproof, elles passent dans 50 cm d’eau.

Ben oui, mais quand on a de l’eau jusqu’au cou (2) alors?

Toujours pas de problème, c’est prévu, les motos sont livrées en série avec un casque bleu, un gilet de sauvetage…et un matelas parce que c’est fatiguant de nager sur Gatot Subroto...


…certains modèles haut de gamme sont même livres avec un banana boat sous le siège (cf photo ci-dessous, prise sur Sudirman en 2005, un jeudi…)

Pour ceux qui ne sont toujours pas convaincus, z’avez qu’a prendre le Busway :




(1) Comme dirait Toto, c’est pas de ma faute si l’eau n’est pas encore assez haute

(2) L'eau monte très vite a Jakarta

lundi 24 mars 2008

Architecture (par CR)

Jakarta n'a aucune cohérence architecturale.


Pour schématiser, les énormes gratte-ciels rivalisent avec les bidonvilles, les petites maisons de quartiers populaires ou les terrains vagues où viennent brouter les vaches...




Pas de "centre-ville", pas de quartier historique préservé, pas d'endroits dédiés spécifiquement à telle ou telle activité, peu d'espaces verts ou d'espaces de loisirs... Mais beaucoup de chantiers de buildings jamais terminés : effet de la corruption et de la crise monétaire asiatique de 1997.

Une ville construite sur le tas, au fur et à mesure, et de manière un peu chaotique.

C'est d'ailleurs la raison pour laquelle les infrastructures routières n'ont pas été pensées à l'avance et que Jakarta connaît aujourd'hui de gros problèmes de circulation.

J'ai filmé un aperçu de cette incohérence architecturale lors d'un récent trajet en ojek (moto-taxi).


En noir sur la carte ci-dessous le trajet effectué en moto.
Pour info en bleu, la route à prendre pour effectuer le même trajet en voiture (Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?).


lundi 14 janvier 2008

Le KLIA budget terminal (par MV)

(Hors série spécial 2008)


L'aéroport de Kuala Lumpur est paraît-il "le meilleur du monde", comme nous le rappelle fièrement ce panneau au sein du departure hall du "KLIA budget terminal". Le problème, c'est que le "KLIA budget terminal" est beaucoup moins bien que le KLIA tout court.

Ce terminal concentre tous les vols opérés par la compagnie Air Asia, "élue compagnie low cost de l'année 2007". On ne sait pas trop pourquoi ni par qui, mais en tous cas ils en sont fiers. Bref, quand on veut faire un vol international avec Air Asia, on est à peu près sûrs de se farcir un passage plus ou moins long au KLIA budget terminal, si l'origine ou la destination n'est pas Kuala Lumpur. Et comme Air Asia ne fait pas de correspondance de vol, et bien il faut récupérer les bagages, se taper l'immigration, et refaire un check in. C'est un véritable plaisir, surtout que comme toute low cost qui se respecte, ça peut être long de faire le check in, et qu'un monde fou transite par le KLIA budget terminal. Et c'est sans compter sur les nombreux retards d'Air Asia.


Difficile malgré cela d'atteindre le centre ville de Kuala Lumpur qui se trouve à 1h30 de bus...

Alors voilà donc ce beau terminal :


Là ça va, il n'y a pas encore trop de monde


Nouvelle connerie en date, ils ont dégagé tous les sièges dans le hall des départs, en précisant bien qu'on n'a pas le droit de s'appuyer sur les rambardes. Bon bah on va rester debout alors.


Ou plutôt, allons manger un morceau. Ca tombe bien, nous avons là 2 restos gastronomiques. D'abord, le Asian Kitchen, célèbre pour son nasi lembak à la sauce piquante et son oeuf texture caoutchouc. C'est souvent bondé et ça n'est pas très bon. Pas grave, en face, un resto bien mieux : Mc Do. Toujours bondé et moyennement bon. Un conseil : commandez à emporter car il n'y a jamais de place pour s'asseoir. Rien de tel que les bancs dehors, en plus il y a même des ventilos.


Le hall d'embarquement est lui aussi sensationnel, un toit 100% tôle ondulée, avec ses 8 "gates" donnant sur la même salle d'attente :


A savoir : vos bouteilles d'eau super dangereuses ne passeront pas le contrôle de sécurité, mais pas de problème pour les rasoirs (vendus dans le hall des départs). Par ailleurs, on trouve de la mousse à raser au "Pusrawi health pro shop" dans le hall d'embarquement. Ce qui permet de se raser peinard dans les toilettes en attendant l'avion en retard. Les officiers de sécurité viennent uriner et vous voient vous faire beau avec une potentielle arme du crime, mais pas de problème.


Air Asia a le sens du commerce : quand un avion est en retard, on a à manger. A Jakarta, j'avais eu droit à un repas dans une espèce de cantine glauque de l'aéroport. Au KLIA budget terminal, on vous sert un mini-repas tout droit sorti des micro-ondes d'Asian Kitchen, miam !


Et pour digérer, petite balade de santé sur le tarmac avant d'atteindre l'avion.



Allez, trêve de mauvais esprit. Je dis du mal d'Air Asia mais c'est selon moi le meilleur choix pour se balader en Asie à moindre coût. Par ailleurs, c'est une compagnie sûre... Et les toilettes de leurs avions sont beaucoup mieux que ceux du KLIA budget terminal :

jeudi 29 novembre 2007

Securite des transports en Indonesie

La première fois que j’ai vraiment réalisé l’étendue gigantesque de l’Indonésie, c’était en voyant une superposition de cartes: la distance entre Aceh a l’Ouest, et la Papouasie a l’Est est équivalente a la distance Londres - Montréal…plus de 5.200 kilomètres, soit plus de 20 fois Paris – Roubaix !!

Dans un pays couvrant des distances aussi grandes, il est évident que les infrastructures et le réseau de transports sont primordiaux pour le commerce, le développement, et l’approvisionnement des villes et des campagnes. Je ne parlerai même pas de l’état délabré du réseau routier qui ferait passer les pavés de la grande course pour un tapis d’asphalte velouté comme du yoplait…mais quand même, il y a des statistiques qui rendent pessimistes :

L’année dernière, les autorités indonésiennes ont recense un accident d’avion – crash, atterrissage raté ou en dehors de la piste, atterrissage d’urgence, problèmes techniques – tous les 9-10 jours, deux collisions de trains ou déraillements par mois, et au moins 8 bateaux coulés. Ce sont les statistiques officielles, les statistiques réelles sont probablement encore plus élevées.

Cette année n’a pas été beaucoup plus glorieuse; quelques épisodes marquants recenses par la BBC: un avion et ses 102 passagers disparaît du radar aux abords de Sulawesi le 1er Janvier, un Ferry sombre dans la mer de Java a la même période faisant des centaines de victimes. Sur la cote de Sumatra, un accident de Ferry fait 58 victimes, un speedboat disparaît a Kalimantan, un train déraille sur Java…plus 2 accidents d’avions, tout cela pour le mois de Janvier...quelques dizaines de morts en Février a cause d’un incendie sur un ferry au large de Jakarta, sans oublier le crash d’un avion Garuda a Yogyakarta et ces 22 victimes…

D’après the Transport Society, le secteur des transports indonésien aurait besoin de millions de dollars pour mettre son système de transports aux normes de sécurité. Bien que le gouvernement nie tout état d’urgence et problème de sécurité dans son réseau de transport, il acquiesce néanmoins le besoin d’injecter des fonds dans le secteur.

Si Maggy était la, elle dirait que la solution pour améliorer la qualité des transports Indonésiens c’est l’ouverture au capital prive. Ben oui, mais Arlette ne serait pas d’accord, en fait les secteurs du transport maritime et aérien ont déjà été partiellement privatises, avec un résultat plutôt décevant: une explosion du nombre de compagnies low cost, qui sont désormais responsables de 2/3 des accidents d’avion par exemple, et son suspectées de simplifier les procédures de sécurité pour réduire leurs coûts.

Comme dirait Jean-René Godard, c’est des histoires qui font froid dans eul' caleçon cycliste…

dimanche 14 octobre 2007

Un bon moyen de devenir chauve…….prenez un tacos à Jakarta (par OD)

Après l’épisode des bus en furie dans les rues de Jakarta, voici venu le temps de décortiquer à la loupe nos amis les taxis. Tout le monde vous dira à votre arrivée, il faut faire attention avec les taxis, il y a des problèmes de sécurité, mieux vaut prendre des compagnies du type Blue Bird ou Express…….je mets de côté les chauffeurs privés qui méritent eux aussi une revue à eux seuls vu la couche qu’ils tiennent.

Alors, vous hésitez encore à vous lancer corps et âmes dans l’apprentissage du bahasa et vous passez la moitié de votre journée en taxi ? Et bien si votre dernier bulletin de santé de l’hopital Necker n’est pas comme qui dirait une bonne nouvelle du à votre surtension chronique depuis que vous avez découvert que Danielle Gilbert n’est plus vierge, ou si vous projetez de bruler la prochaine personne qui vous dit que si vous avez fait le tour de la ville pour finir à 2OOm de chez vous et que ceci est due à la différence culturelle (ah qu’est ce qu’elle a bon dos celle là) et bien lancez vous et lancez vous bien d’ailleurs…..comme on dit prenez votre courage à deux mains mais n’oubliez pas le baudrier, le cadenas et le double nœud c’est bientôt la saison des pluies et ça peut glisser : ce serait dommage……

Parlons vécu, Blue Bird, c’est vraiment trop bien, bon ok c’est un peu plus cher mais vraiment c’est trop bien, ils fliquent les chauffeurs et dés que t’as un problème tu peux appeler le numéro du customer service (euh si c’est comme le customer service du netzap vous êtes pas sortis des toilettes de l’auberge…….avant d’envisager pouvoir sortir de l’auberge)……..mais voyez vous être chauffeur de taxi, c’est faire partie d’une caste, c’est appartenir à une race d’homme bien à part, c’est être le roi de la route, c’est être tellement de choses que les mots manquent, c’est être à Jakarta ce que les surfers sont à Kuta, c’est être à la route ce que le patin à glace est au gazon, c’est être à l’intelligence ce que Sherlock Holmes est à Navarro, c’est être à l’amabilité ce qu’est un gardien de prison ouzbek par temps froid au milieu de la Sibérie orientale : une évidence……

Je vois des sceptiques, certes le réseau routier Jakartien a ses secrets que la raison ne pourrait comprendre mais de là à repasser 15 min après juste devant l’endroit ou vous avez pris le taxi, il y a une marge et rassurez vous lui taper sur l’épaule en lui sortant toutes les insultes que vous connaissez en anglais (votre répertoire s’est d’ailleurs drôlement étoffé depuis que vous êtes là) ne résoudra pas le problème, le même regard mi niais, mi je t’ai bien niqué la gueule pov’ tache se lira sur son visage……et l’excuse suprême arrivera, il fallait bien que je fasse demi tour quand même…….ouh la la c’est peut être un monde à part mais apparemment ce monde là n’aime pas la vie. Remarquez on pourrait faire un concours des plus belles répliques de chauffeur : du mais y’avait un bouchon, je pouvais pas tourner au j’ai eu peur de tourner (mon préféré) il y a du gros rien que du gros……

Et toujours au moment de passer à la caisse, cette incompréhension à pas vouloir se laisser entuber même pour 1000Rp tellement vous rêvez de lui faire bouffer ses faux sièges en sky…….il vous arrivera que certains vous retiennent par le bras ou vous insulte d’américains (fais gaffe tu vas trop loin jacquot……bon en même temps je parle pas bahasa c’est que des suppositions et puis si ça se trouve ici ça veut pas dire ça (ah vous voyez la différence culturelle qui revient au galop…..))……mais ne vous en faites ils finiront par lâcher l’affaire quand ils verront vos yeux injectés de sang.

Et devinez quoi, pour ma part, c’est toujours avec Blue Bird que ça part en vrilles…….à méditer et en même temps je comprends l’hésitation devant la gueule des autres taxis qui doivent jouer à Destruction Derby pendant leur temps libre.

vendredi 5 octobre 2007

Pollution a Jakarta (Par FV, le greenpissou)

En l'an 2000, pour les jeunes c'est plus le meme deal: la pollution au plomb atteint le niveau préoccupant de 1.3 microgrammes par mettre cube, compare au maximum recommande par l’Organisation Mondiale de la Santé: entre 0.5 et 1 microgramme. L’OMS a donc mis en garde le gouvernement Indonésien contre l’augmentation de la pollution à Jakarta et ses effets sur la santé.
En garde !!
Pollution a Jakarta ? Pensez vous :




Jakarta a de nombreux problèmes environnementaux auxquels elle doit faire face :
- un système de transport public inefficace et sous-développé qui encourage la croissance du nombre de véhicules particuliers – augmentation supérieure de 40% a celle du réseau de transports, créant des embouteillages de plus en plus importants et des niveaux d’émission de gaz de plus en plus hauts…
Jakarta, c’est 2.5 million de voitures, 3.8 million motos, et 255,000 bus et autres microlets (statistiques officielle de 2004). Et comme disait Jean-Louis Aubert, ça se sent !!




Selon les spécialistes du développement urbain, dans une ville comme Jakarta, les voies de circulation devraient occuper 15% de la superficie totale de l’agglomération…actuellement c’est 7%, dernièrement encore réduit par la réquisition des voies de BusWay…

- production de 6000 tonnes d’ordures par jour sans systeme de gestion ou retraitement des dechets

- pollution des nappes phreatiques et frequentes innondations dues au manque d’espaces verts et bassin de retention pour absorber les eaux de pluie

- pollution industrielle convergeant vers Jakarta par les 13 rivieres qui y coulent

En 1993, la Banque Mondiale avait estime le coût de la pollution a Jakarta a 500 millions de Dollars…c’etait il y a bientôt 15 ans…

Outre le coût financier, la pollution a un impact dramatique sur la santé des habitants de Jakarta. Le plomb est un neurotoxique qui affecte le développement du cerveau des enfants. Le ministère de la santé a conduit une étude en 1994 révélant 3 millions de petits Jakartiens ages de moins de 10 ans ont perdu environ 730,000 points de QI chaque annee*.

La pollution a Jakarta est cree par l’industrie (15-25%), l’incinération des déchets domestiques, mais surtout les émissions de gaz d'echappement, qui sont responsables de 60-70% de la pollution a Jakarta. A noter que les autorités estiment que 70-80% des véhicules en circulation ne respectent pas les standards d’émission.

C’était il y a 15, depuis il y a eu une prise de conscience collective:

En 1996, l’administration de Jakarta a commence a mettre en place son « blue sky programme » qui visait a supprimer progressivement l’utilisation des carburants contenant du plomb…puis vint la crise asiatique…échec

Depuis 2001, les stations essence ne vendent plus que du sans plomb. Malheureusement, les gaz d’échappement produisent de nombreuses autres substances toxiques telles le monoxide de carbone, qui affectent la capacité du sang a transporter l’oxygène aux organes, posant des risques de maladies pulmonaires et cérébrales…le renouvellement des vehicules les plus anciens, et donc les plus polluants s'impose, notamment les bus, bajajs, etc. qui contribuent avec enthousiasme a rendre l'air irrespirable...peut mieux faire

Pour lutter contre la pollution, prenez les transports en commun



En 2003, Iskandar Abubakar (Director General for Land Transportation) a lance l’idée d’un contrôle technique obligatoire pour contrôler le niveau d’émission de monoxide de carbone des véhicules en circulation...personne n’a attrapé l’idée...a cause de l’opposition des lobbys contrôlant les transports publics notamment…on aurait également pu craindre l’échec de l’initiative de toute facon, qui n’aurait fait que générer une rente supplémentaire pour la police…avant de nettoyer les routes, il faudrait nettoyer les institutions qui les surveillent…nouvel échec

En fait, la loi No. 14 sur la circulation et le transport terrestre adresse deja le probleme en promettant de severes sanctions: l'artcile 54 de la loi votee il y a 15 ans stipule que les proprietaiers de vehicules ne respectant pas les normes d'emission de gaz d'echappement encourent jusqu'a 2 millions d'amende et 2 mois de prison.
Le fait qu'il n'y ait pas encore eu de rapport d'infraction signifie que les infractions sont reglees a l'amiable dans la rue, et justifie les craintes exposee precedemment...cuisant echec

Le Monrail ? le MRT ? Le BusWay ? cf : http://livinginjakarta.blogspot.com/2007/09/le-putain-de-puter-par-dg.html
échec et mate…



*Asia Times, 20 Avril 2000

jeudi 27 septembre 2007

Pourquoi je vais au boulot en bajaj tous les matins... par TO

Le bus ou la voiture: Pas la solution



Heureusement il y a Bajaj...

Merci CR pour les photos

mardi 21 août 2007

Ki veut un crash en ojek? (par E.E)

Les ojek, ces motos-taxis ultra pratiques pour feinter les macet, sont organisés en « pangkalan » (stations) avec - histoire de les reconnaître - une pancarte "ojek" souvent personnalisée, qui témoigne d’une recherche effrénée d’originalité. Jusqu’alors, j'avais un faible pour les « Ojek Go sport » mais record battu avec celui-là ! C’est bien la première fois que je vois quelqu’un faire de la pub sur le dos d’Adam air (dont on ne rappelle pas les tristes déboires) !! car c’est bien d’Adam qu’il s’agit malgré la coquille...